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Villes intelligentes au Maroc : le numérique au service des habitants d’abord

La rédactionArticle3 min de lecture
Smart Cities
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À Laâyoune puis à Rabat, deux rencontres consacrées aux villes intelligentes ont réuni universitaires, autorités et experts fin octobre 2026. Un même message en ressort : la technologie ne suffit pas, elle doit améliorer les services aux citoyens.

À Laâyoune, un premier congrès africain

La première édition du Congrès africain sur les villes intelligentes et l’innovation (ASCIC 2026) s’est tenue du 27 au 29 octobre 2026 à Laâyoune, selon l’agence MAP. Elle était organisée par l’Université Ibn Zohr d’Agadir et l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan, avec les écoles supérieures de technologie de Laâyoune et de Tétouan, sous le thème « La transformation intelligente : mobiliser les technologies numériques au service d’une gouvernance durable ».

Le programme couvrait l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, l’analyse des données, les infrastructures intelligentes, la mobilité durable, la cybersécurité et l’inclusion numérique. Un « Smart City Hackathon » invitait étudiants, jeunes chercheurs et porteurs de projets à concevoir des prototypes répondant aux défis des villes intelligentes.

Pour le président de l’Université Ibn Zohr, Nabil Hmina, la ville intelligente ne peut pas être vue sous le seul angle technologique : elle associe gouvernance, intelligence artificielle, transition écologique, inclusion sociale et qualité de vie. Le président de l’Université Abdelmalek Essaâdi, Bouchta El Moumni, a insisté sur la cybersécurité, la protection des données personnelles et la réduction de la fracture numérique, pour que la transformation digitale profite à toute la société.

À Rabat, le numérique dans le suivi du Nouvel Agenda Urbain

Le 29 octobre 2026, la wilaya de la région Rabat-Salé-Kénitra a accueilli une réunion d’experts sur les villes et territoires intelligents, rapporte la MAP. Elle s’inscrit dans l’élaboration du rapport régional sur la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain des Nations unies pour la période 2020-2024.

La rencontre était organisée par l’Inspection régionale de l’urbanisme, qui relève du ministère de l’Aménagement du territoire national, avec le Secrétariat général du Conseil national de l’habitat et l’appui d’ONU-Habitat Maroc. Le processus d’élaboration du rapport, engagé en mai, a déjà donné lieu en juillet à quatre ateliers thématiques réunissant près de 300 participants.

La secrétaire générale du Conseil national de l’habitat, Fatna Chihab, a estimé que la ville intelligente doit mettre le numérique au service de l’inclusion sociale, de l’optimisation des ressources et de la justice territoriale. La représentante d’ONU-Habitat Maroc, Soukaina Ait El Qadi, a mis en avant la gouvernance, le partage des données et l’accessibilité des services numériques.

Les enjeux pour les entreprises

  • Des projets jugés sur le service rendu. Les deux rencontres insistent sur l’amélioration des services publics plutôt que sur l’équipement technologique. Les prestataires qui répondent à des projets de villes intelligentes devront démontrer un bénéfice concret pour les habitants.
  • La donnée au cœur des projets. Partage des données entre acteurs, protection des données personnelles et cybersécurité reviennent dans les deux événements. Ce sont des compétences que les collectivités devront mobiliser, en interne ou auprès de partenaires.
  • Des talents à repérer. Le hackathon de Laâyoune montre que les universités marocaines forment des profils sur ces sujets. Les entreprises du secteur peuvent y trouver de futurs collaborateurs.

Sources : dépêches de l’agence MAP du 27 octobre 2026 (Laâyoune) et du 29 octobre 2026 (Rabat).

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